Magie des retards de
publication ! Je vous ai laissés il y a quelques jours sur mon
départ de Chine et voilà que deux semaines déjà se sont écoulées
depuis mon arrivée en Corée.
Le but principal de ce séjour était
de rendre visite à Eva et Mason et à leur petite Sasha âgée de
quatre mois (succès garanti auprès des grands-parents coréens qui
n'hésitent pas à s'en saisir après quelques sourires). De faire
une pause sur la route, aussi. Avec eux, j'ai découvert la gastronomie
coréenne qui m'a paru bien raffinée après deux mois de voyage en
Russie, en Mongolie et en Chine, les salons de thé dans des
habitations traditionnelles, le karaoké (quel dommage que ces
petites salles privatives ne soient pas plus répandues en France) et
le jimjilbang (ah, les bains coréens... hyper relaxant... on peut
même y dormir).
J'ai beaucoup appris en écoutant Eva et Mason sur
la Corée et ses habitants (message aux amis : venez les voir!).
Ils m'avaient prévenu que le pays n'était pas spectaculaire et l'un de leurs amis me
l'a même présenté comme un pays fantasmé. En étant mieux
disposé, on pourrait dire que ses habitants savent le mettre en
valeur et en vanter les mérites : « le plus grand spa d'Asie du Sud-Est », « le marché aux poissons mondialement connu »
(celui de Jagalchi, à Busan, pour ceux qui auraient un doute), « le
champ de fleurs où viennent se faire photographier des couples du
monde entier » à Gyeongju...). Et le moins qu'on puisse dire
est qu'ils ont le sens de la mise en scène : parfois, c'est
poétique, comme l'Anaji pond à Geyongju, certaines fois, c'est drôle, d'autres encore, c'est politique.
De ce point de vue, une visite au mémorial de
la guerre à Séoul m'a confirmé que le pays était encore en guerre
techniquement (seul un cessez-le-feu a été signé avec la Corée du
Nord dans les années 50) : l'ambition affichée du musée était
de « stimuler l'esprit patriotique et militariste » des
visiteurs (j'ai tenté d'imaginer l'effet d'une telle déclaration
dans un musée français). Ceci dit, en visitant la DMZ (zone
démilitarisée qui sépare la Corée du Sud de la Corée du Nord),
on hésite entre réalité et parc d'attraction.
Est-elle vraiment dangereuse cette zone ? Les visiteurs du Sud et du Nord s'observent réciproquement, les soldats Sud-Coréens posent en posture de taekwondo et les touristes se font photographier à leurs côtés avant de passer au magasin de souvenirs. La guide nous a fait signer une déclaration selon laquelle nous étions conscients du danger et observerions des règles de sécurité tout en nous disant de ne pas perdre de temps à la lire et qu'elle nous la rendrait ensuite en souvenir. Pour autant, c'est un endroit à voir. Observer la Corée du Nord, de l'autre côté de la DMZ, est assez impressionnant, tant ce pays reste à part et fermé. Si le sujet vous intéresse, je vous recommande deux lectures : Le visiteur du Sud, une BD de Oh Yeong Jin, et Rescapé du camp 14, de Blaine Harden, qui raconte la vie de Shin Dong-Hyuk.
Est-elle vraiment dangereuse cette zone ? Les visiteurs du Sud et du Nord s'observent réciproquement, les soldats Sud-Coréens posent en posture de taekwondo et les touristes se font photographier à leurs côtés avant de passer au magasin de souvenirs. La guide nous a fait signer une déclaration selon laquelle nous étions conscients du danger et observerions des règles de sécurité tout en nous disant de ne pas perdre de temps à la lire et qu'elle nous la rendrait ensuite en souvenir. Pour autant, c'est un endroit à voir. Observer la Corée du Nord, de l'autre côté de la DMZ, est assez impressionnant, tant ce pays reste à part et fermé. Si le sujet vous intéresse, je vous recommande deux lectures : Le visiteur du Sud, une BD de Oh Yeong Jin, et Rescapé du camp 14, de Blaine Harden, qui raconte la vie de Shin Dong-Hyuk.
Me voici donc au Japon ! Ce qui me semble assez extraordinaire. La suite au prochain épisode.
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